Dimanche 30 mars 2008
Dans les contextes des années 1920, les irlandais n'appréciaient pas beaucoup l'occupant anglais. Ken Loach nous montre une rafle dans un petit village, où des soldats britanniques font un contrôle d'identité. On se dit que sans doute, ils sont en repérage pour recruter leurs soldats Au moment même où on tremble pour notre héros qui se destine à être médecin à Londres, un paysan fanfaron refuse de décliner son identité en anglais et ... est exécuté sur le champ. Evidemment, on ne se hasardera pas à faire un parallèle douteux avec la situation des bretons autrefois. Jakez Helias l'aura fait bien mieux que nous dans ses romans. On se souvient quand même qu'il était interdit de parler breton à l'école ... Mais revenons à nos moutons irlandais, qui justement, ne veulent plus faire les moutons. Le vent de la révolte gronde, avec ce dernier assassinat et ces perpétuelles humiliations infligées au peuple d'Irlande. Et peu à peu, les jeunes du village se regroupent pour combattre les anglais et obtenir une Irlande indépendante. Les anglais tentent détouffer la révolte dans l'oeuf: aux grands maux, les grands remèdes et quoiqu' on ne les imagine pas toujours sous cet angle là, ils n'ont pas non plus dédaigné la torture, pour museler la population. A ceux qui pourraient reprochger à Ken Loach de trop " charger " les anglais, on ne doit pas oublier que sous cette apparence de flegme légendaire, les anglais étaient à la tête d'un vaste empire colonial. Je doute que cela se soit passé en proposant des cups of thé ! Incroyable quand même la capacité de nos contemporains à oublier l'histoire ... Tant que la population irlandaise n'a rien à perdre, l'unité est là et la rebellion se répand. Un des moments les plus émouivants du film a lieu quand un conducteur de train syndicaliste affronte l'armée anglaise en refusant de les transporter. Il y a dû en avoir des tonnes d' actes de bravoure comme cela. Tout se corse quand , après beaucoup de représailles et de sacrifices, l'Irlande obtient de négocier son indépendance avec l'Angleterre. Là, L'Irlande se divise et cela devient le carnage ... Toute la subtilité de Ken Loach consiste à évoquer avec beaucoup de talent cette rupture historique entre les partisans du '" tout ou rien" et ceux qui sont prêts à faire des concessions pour vivre enfin, tout simplement... Plutôt que de grands discours, il préfère nous plonger au milieu d'une famille déchirée par cette faille irrémédiable qui sépare les irlandais en deux. Avec beaucoup d'intelligence, Ken Loach ne prend pas directement parti mais tente de nous présenter objectivement les deux points de vue. Quand L'histoire vient séparer deux frères, on n'est pas loin de la tragédie grecque. L'amour ou le devoir ? Pour quelle Irlande se bat-on et pourquoi tous ces sacrifices ? On ne doute pas une seconde de la sincérité du frère qui accepte le pacte avec les anglais et qui se sent obligé de le faire respecter. Mais on comprend aussi ceux qui veulent continuer à lutter pour leur utopie. Même si on parle de l'Irlande, ce beau film renvoie à l'Universel. Il pose la question de l'engagement pur et dur, celui du respect de la vie avant tout, la question de la position de l'Eglise face au politique la question des cultures minoritaires , de l'amour fraternel ou des compagnons de lutte ... Bref, on n'a pas fini de débattre en sortant.... C'est un des plus grands mérites de ce cinéaste: il nous force à réfléchir et aiguiser nos points de vue ... En cadeau, les somptueux paysages d'Irlande, ses chants, ses danses ces gars têtus qu'on ne peut formater, et ces filles au tempérament de feu... J'ai appris depuis , lors d'une émission de radio, que les soldats anglais avaient reçu l'ordre de tirer sur la foule lors du bloody sunday, alors même qu'ils etaient parfaitement au courant que les irlandais déflilaient pacifiquement, sans arme. Tant qu'il s'agissait de conquerir des droits égaux , les irlandais étaient unis. Plus tard, les anglais ont utilisé la division pour casser le mouvement irlandais. Et c'est justement en voulant ecraser cette révolte, qu'ils ont perdu toute leur crédibilité. Bien sûr on imagine bien vers quel camps vont ses préférences, mais cela n'est pas didactique et il nous laisse penser par nous même , ce qui est très agréable en opposition à certains films dits engagés qui nous bastonnent avec des slogans et des vérités imposées. De plus, pas si facile de faire ce type de choix en plein feu de l'action On comprend que les femmes soient souvent plus enclines à préférer la négociation pour protéger la vie... Le film montre très finement que s'il s'agit de modifier uniquement la couleur du drapeau la famine et le chomage continueront à sévir ... CB aout 06
par haidjin publié dans : Passion cinéma
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 30 mars 2008
LA RAISON DU PLUS FAIBLE : 1h56 de Lucas Belvaux 20 juillet 06 LE decor est planté dans une ville du nord: L'usine , monstrueuse, en est la figure centrale. C'est la pieuvre qui contient toute la mémoire de la ville qui s'est bâtie autour. C'est là que se sont faits et défaits les liens d'amitié ou d'amour des habitants d'ici. C'est la aussi que se perpetue la legende: Ici, c'est l'aristocratie des ouvriers ... Justement , parlons en des ouvriers: Il y a celui qui y a laissé ses jambes, car les codes de securité n'étaient pas respectés. Il y a celui qui a perdu sa femme, parce que les horaires de nuit ont creusé le fossé. Il y a celui qui y a perdu sa réputation , car il ne supportait plus son salaire de misere et voulait mener la grande vie. Les gamins de l'école viennent avec l'ecole visiter l'usine pour entretenir la fierté des ancêtres ouvriers. Des fois qu'ils aient des délires de grandeur... Justement, Patrick , lui, a essayé d'échapper à son destin tout tracé d'ouvrier. Il a suivi des cours , le soir, en plus de son travail, pour décrocher un diplôme et offrir une situation aisée à sa famille. Hélas, pas un seul poste en vue et le chomage en prime à l'issue de ses longues études. Un sacrifice pour rien: C'est sa femme , ouvrière elle aussi, qui assure la survie de la famille. Patrick, pour compenser, s'occupe du jardin et de l'éducation de leur fils, en attendant mieux. Lentement, la honte s'insinue, surtout quand son beau père multiplie les reproches en le traitant de bon à rien. Quand la mobylette tombe en panne, cela provoque un drame familial. Patrick ne supporte pas que le problème soit résolu par le beau père, qui en offrant une mobylette, cherche à l'humilier davantage. Sa femme veut accepter ce cadeau qui lui ferait gagner une heure de sommeil precieuse avant de partir à l'usine. Désoeuvré, il rejoint ses copains d'infortune au bistrot. Tous se sentent concernés par cette famille en péril. Tous veulent trouver une solution pour remplacer la mobylette. alors que monte la colère contre cette usine qui les mine un par un, ils songent à rompre avec leur honneteté légendaire qui a pourri leur vie. Brusquement, ils songent à faire un hold up pour piquer l'argent des taules d'acier qui transitent par l'usine. Cela fait une bien belle somme. Bien plus que ce qu'ils ont pu gagner dans toute leur vie. Bizarrement, c'est le seul délinquant de la bande qui essaie de les dissuader. Après avoir réfléchi sur la logistique, celui ci les incite à renoncer. Mais c'est trop tard: ils ont déjà investi dans les moustaches , les cagoules et les perruques et se font une joie de les utiliser. Pour la premiere fois, ils ont l'impression de jouer dans un film. Coup d'oeil au miroir: ne sont ils pas seduisants en braqueurs ? Très vite pourtant, leur aventure de gamins va virer au cauchemar. Les balles sont des vraies balles et on ne fait plus semblant... Lucas Belvaux a choisi une nouvelle fois le polar pour exprimer avec beaucoup de sensibilité les rapports d'amour et d'amitie: Le hold up de copains n'est qu'un prétexte pour montrer l'intimité des familles ouvrières. on assiste aux joies et aux tracas du quotidien. Les chansons de la lutte ouvrière, les cours aux enfants pour qu'ils soient fiers de leurs grand-pères et perpétuent la coutume d'être ouvrier de père en fils, la solidarité indéfectible, les jalousies ou les trahisons, le bonheur du petit lopin de terre des jardins ouvriers, les grands ensembles en béton, les difficultés de transport, le manque de perspectives, la convivialité ... Tout est décrit avec délicatesse et sensibilité. On ressend beaucoup d'amour et de compassion pour tous les personnages. Rarement un polar a pris autant le temps de s'attacher à ses protagonistes. Ces faux héros ne basculent jamais dans le ridicule. Jusqu'à la fin, honneur et dignité sont de la partie. Ces figures attachantent continuent à résonner en nous, bien après l'écran noir. Dans cet été parisien pauvre en films européens, c'est l'occasion de découvrir un film attachant avec un panaché de suspens, de sourires non avilissants , et de tendresse. L'histoire: Pour pouvoir offrir une mobylette à la femme de leur copain Patrick, trois hommes vont prendre les armes pour aller chercher l'argent là où il est. Rêvant que quelque chose est encore possible pour sortir de la détresse, ils vont tenter un très gros hold-up... Le casting: Eric Caravaca Natacha Regnier Patrick Descamps Claude Semal Elie Belvaux Gilbert Melki Theo Hebrans Philippe Anciaux Renaud Rutten Luc Thomas Christian Crahay Raymonde Dullers Daniela Bisconti Andree Cambier Giovanni Russo Felix Valentino Luc Lejeune Lucas Belvaux s'est fait beaucoup remarquer comme réalisateur avec sa trilogie: - Un couple epatant - Après la vie - Cavale Il a également réalisé - Pour rire ! - Parfois trop d'amour Il poursuit néanmoins sa carrière d'acteur: Joyeux Noel Après la vie Un couple épatant Madame Bovary Poulet au vinaigre Allons z'enfants
par haidjin publié dans : Passion cinéma
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 19 mars 2008
le prix Romea d'Ameor du Concours de Haibun Je-Haiku organisé par MARCO POLO magazine a été remis le le 22 mars à Paris au cours d'une soirée Haiku à LINE MICHAUD Les autres prix seront remis le 21 mai au Centre TENRI
par haidjin publié dans : Haibun communauté : Haidjin
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 19 mars 2008
http://haikudusilence.skynetblogs.be/ les superbes haiku très épurés de Marcel et de ses amis le site est interactif chaque haiku peut faire l'objet d'une notation de 1 à 5 et peut recevoir des commentaires. Le travail de Marcel incite à élaguer au maximum les mots en trop. Inutile de chercher ici du 5/7/5, ce n'est pas l'esprit de la maison Ce site incite à réfléchir sur les qualités du haiku présenté. En développant la réflexion sur les qualités du haiku, on progresse énormément.
par haidjin publié dans : Haiku Sites communauté : Haidjin
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 18 mars 2008
Jusqu’au dimanche 23 mars, le cycle arts vivants du musée du quai Branly nous révèle le CORPS MIROIR DU FÉMININ. Une invitation à découvrir la féminité en Asie. Le rituel, entre initiation et spectacle, se transforme en une réflexion contemporaine et chorégraphique (Taïwan), pour devenir enfin simple cérémonie dédiée à l'image de la beauté féminine, à travers un défilé de mode musical et dansé (Touva). Parures des steppes et chants diphoniques (République de Touva) Défilé de mode MERCREDI 19 MARS, 18H JEUDI 20 MARS, 20H Dans le défilé où le chant diphonique et la danse interviennent, le couturier Viacheslav Dongak propose une véritable épopée de la parure et du costume comme un langage visuel, un signe d’appartenance à une tribu. City-Number Par la Compagnie Body Expression Dance Theater (Taïwan) VENDREDI 21 MARS, 20H SAMEDI 22 MARS, 20H DIMANCHE 23 MARS, 17H Le chorégraphe LEE Ming-cheng, incarnant l’esprit féminin, propose une danse nourrie de l’héritage de l’Opéra chinois, de la culture traditionnelle et de la littérature contemporaine.
par haidjin publié dans : Expositions
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 17 mars 2008
Dans cette liste, indiquez toutes les librairies ou on peut trouver du haiku France Paris 75001 FNAC FORUM Paris 75013 FNAC Place d'Italie Paris 75001 Librairie JUNKUDO Paris 75020 Librairie Le genre urbain Japon Librairie du Centre Culturel français à Tokyo
par haidjin publié dans : Haiku Librairies communauté : Haidjin
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 17 mars 2008
La ville en émoi pour le chien de Shinjuku - un premier avril Arrivée à Tokyo : Je retrouve la vie trépidante de Tokyo. Voici une belle du quartier de Shinjuku qui pose pour un magazine de mode. On reprend l'idée du kimono mais le costume est detourné , et on rajoute des pièces de tissus pour casser volontairement l'harmonie du vêtement ;histoire de le rajeunir. La coiffeuse poursuit le travail en décoiffant le mannequin et en dégageant des mèches pour rendre la silhouette plus rock ! Au Japon, les jeunes sont passionnes par la mode et n'hésitent pas à inventer des looks insensés . Ce soir là, le bruit courait que le chien de Shinjuku avait disparu. Il s'agit d' une lourde statue en fonte qui sert de lieu de rendez vous pour se retrouver entre amis avant d'aller explorer la nuit dans ce quartier si animé. LIBÉRATION s'était précipite sur le scoop sans prendre la peine de vérifier. En fait, c'était un canular du premier avril, paru dans un journal japonais , qui datait déjà d'une semaine ! Un havre de paix au milieu de la ville dans les jardins du Palais impérial, les branches écrivent de mystérieux messages sur fond de ciel Ces calligraphies végétales se reflètent aussi dans l'eau Jardin impérial calligraphies végétales dans le ciel et l'eau ces arbres près du lac m'enchantent et encore plus leur reflet Vision très partielle du reflet de l'arbre surgissant du ciel Plus sombre l'ombre de l'arbre vert pomme dans l'eau noire Reflets bleu azur Branches torturées- pétales de pastel - la vase Bientôt la fête des mères Par une étrange association d'idees, je pense à mes filles. Ici au Japon, on fête la fête des filles ( HINA MATSURI ) le 3 mars. Partout au Japon on dresse une petite estrade tapissée de rouge avec plusieurs marches sur lesquelles on installe de petites poupées et des objets de la vie courante. L'installation peut se faire jusqu'à un mois à l'avance mais on doit ensuite défaire l'installation très vite . Après le 3 mars, car si on tarde trop, la superstition dit qu'ensuite, la jeune fille de la maison aura des difficultés à se marier ! Hina Matsuri sur l'escalier rouge - l'Empire qu'on doit respecter Après le 3 mars vit' enlever les poupées pour trouver l'époux Les parents prient pour le bonheur et la santé de leur(s) fille (s) . Les petites filles ont beaucoup de poupées mais ces poupées sont très parées et très apprêtées. En général, elles sont plutôt conçues pour être mises en vitrines et admirées sans y toucher pour ne pas les abîmer. On les sort donc assez rarement de leur cage de verre. La femme japonaise doit rester une image d’élégance et de raffinement. Bientôt la fête des mères Les petites filles japonaises sont entraînées depuis leur plus jeune âge à respecter les codes sociaux et à se fondre dans le groupe. Les costumes des écolières restent d'usage : jupe et veste bleus marines et les célèbres chaussettes blanches et ce, des le plus jeune âge : Par la suite, les jeunes femmes aiment beaucoup s'habiller à l'occidentale Toutes les grandes marques internationales sont représentées et font un énorme chiffre d'affaires à Tokyo. Mais, surtout dans le Kansai, les femmes aiment aussi sortir en tenue traditionnelle. Et a Kyoto, il n'est pas rare de croiser des élégantes en kimono. Ces élégantes sont même devenues le symbole d'une célèbre marque de pâtisserie qui vend des spécialités qu'on ne peut trouver qu'a Tokyo : ce sont de délicieuses petites crêpes de riz coupées en triangle et qui sont garnies de pâte de haricot noir sucré : Délicieuses pour accompagner un thé au matcha . Selon la couleur de la boîte, la garniture est différente. Maintenant on en trouve au thé vert, au matcha, à la fraise, et même au chocolat. Quand on commence à en goûter, on ne peut plus s'arrêter ! Vous pouvez retrouver ce haibun illustré avec mes photos du Japn sur le site de César et son bazar
par haidjin publié dans : Haibun communauté : Tout sur le Japon
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Lundi 17 mars 2008
http://haiku-senryu.over-blog.net/ prologement du site Chemuns empruntés http://www.chemins-empruntes.com/ chemuns réels ou imaginaires de sa géographie sentimentale .
par haidjin publié dans : Haiku Sites communauté : Haidjin
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 16 mars 2008
http://www.lapoesie.com/ Vous trouverez là de très beaux poèmes , des haiku mais aussi le ytavail du Groupe Haiku Montreal. Yves a particpé à un certain nombres de publications collectives. Son premier livre, d'un instant à l'autre, vient de paraître dans la collection kaiseki Chez KAREDAS.
par haidjin publié dans : Haiku Sites communauté : Haidjin
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 16 mars 2008
Dominique a été l'un des fondateurs de l'association française de haiku. Ancien comptable maintenant à la retraite, il peut enfin s'adonner a ses passions; le haiku et la photographie. Il dirige la revue ploc consacrée au haiku et a publié un manuel pour l'apprentissage du haiku Le premier site réunit surtout des haiku, et le second site est plus axé sur la photographie. http://pagesperso-orange.fr/dominique.chipot/indexti.html http://pagesperso-orange.fr/dominique.chipot/haikufrancophone/indexphf.html
par haidjin publié dans : Haiku Sites communauté : Haidjin
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus