Dimanche 30 mars 2008
a calculer en valeur absolue de moutons ou de chameaux. Pour vous aider, voici les règles de calcul de la zakat. Prenez une machine à calculer, et bon courage ... Je vous propose, en ces temps de sincérité absolue, d'annoncer sur ce com à la communauté PCC, ce que vous devez aux pauvres. Attention, ce n'est pas un impot ! Il n'y aura pas de contrôle fiscal Mais si vous avez oublié de compter un mouton ou un trésor enfoui, vous n'irez peut être pas au paradis... Un peu comme le budget que Dalila Amara a réussi à obtenir pour les banlieues, grâce à son langage cash Je ne pense pas qu'elle ait eu le soutien de Madame Boutin Enfin bon, on attend la déclaration officielle pour voir réellement ce qu'il en est ... La zakat, est une des bases de l'Islam Un culte financier pour purifier l'âme . Ce n'est pas considéré comme une obole offerte au pauvre mais plutot comme un droit du pauvre sur le bien des riches. Au départ, son principe a été institué à la Mecque, mais le pourcentage restait dans le flou. En effet, on retrouve ce droit dans plusieurs versets du Coran, mais le taux précis n'a été institué que bien plus tard, à Médine. an l'an II de l"hégire.A Medine,Pour le calculer, il faut estimer la valeur de ces biens pendant l'année précédente. UN peu comme les impots en quelque sorte, à la différence qu'il ne s'agit pas d'un impot sur les revenus, mais sur les richesses. Le propriétaire doit d'abord régler ses dettes. Je ne saurais pas dire si un accédent à la propriété est censé faire un remboursement anticipé avant de calculer sa zarkat. Mais les taux doivent etre scrupuleusement respectés. Il y a - la zarkat sur les métaux et trésors enfouis. ( au taux d'environ 2,5% ) - la zakat des bijoux. ( Attention à ne pas faire trop richement décorer les corans car un coran illuminé d'or ferait partie aussitôt des bijoux taxés) - la zakat du bétail ( n'est due que pour les troupeaux qui trouvent eux même leur fourrage pendant la plus grande partie de l'année) - la zakat des cjhameaux ( à partir de 5 chameaux) De 5 à 24 chameaux, on doit un mouton. A partir de 25 chameaux jusqu'à 36, on doit .. une chamelle de deux ans - de 38 a 46 chameaux, une chamelle de 3 ans de 45 à 51 une chamelle de 4 ans de 51 à 76, une chamelle de 5 ans A partir de 76 chameaux, les choses se corsent: Il vous faudra vous séparer de deux chamelles, et même de 3 si vous avez plus de 12° chameaux - la zakat des vaches à partir de 30 vaches; il faudra donner une vache d'un an. Pour 40 vacjes, une vache de 2 ans Entre 30 et 40 vaches, le proprietaire peut calculer sur la base de 30 vaches - il y a la zakat des moutons et des chèvres A partir de 40 têtes et jusqu'à 120; un mouton par 40. Ensuite entre 120 et 200 , 6 moutons, jusqu'à 300 , 3 en plus Ensuite, ce sera un mouton par cent ( on peut remarquer que les gros propriet - il y a aussi la zakat des marchandisesaires sont bien avantagés) à évaluer selon la valeur de l'or ou de l'argent, selon ce qui avantahe le plus les pauvres. mais il y a aussi la zakat des dettes '( fortes , moyennes ou faibles) - la zakat des billets de banque ( ainsi que des actions et titres) - la zakat des plantes et fruits ( le 1/10 quand les cultures sont irriguées par la pluie et le 5 eme quand on doit arroser ...) - la zakat du miel ( le dixieme de la recolte) - la zakat de la rupture du jeûne Il doit être accompli AVANT la prière de la fête de la rupture du jeune . Sinon, il ne sera considéré comme une aumone et la zakat sera toujours dûe . Sources El Moudjahid du 16 janvier
par haidjin
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Dimanche 30 mars 2008
Museum fŸr Gestaltung Ausstellungsstr. 60, 8005 ZŸrich Suisse Tél: 043.4466767 Tue-Thu 10-20, Fri-Sun 10-17 Au mois de Mars 2008, au nouveau musée de Zurich, Chris Marker présentera une exposition intitulée Adieu au cinéma. Depuis quelques années, Chris Marker délaisse le cinéma au profit de l'art contemporain. Sa première grande exposition " Silent Movie" , commandée lors du Centenaire du Cinéma, a été d'abord présentée à l'Université avant d'être présentée au MOMA de New-York , et de voyager dans plusieurs capitales. Elle sera aussi présentée à Zûrich. Dans Level Five, dont la sortie a eut lieu il y a une dizaine d'années, Chris Marker dénonçait les suicides en chaîne lors de la bataille d'Okinawa. L'armée japonaose avait donné l'ordre de ne pas se faire prendre vivant par l'armée américaine et la population, qui ignorait parfois que la guerre était terminée, appliquait les consignes à la lettre. On assiste dans ce film à un témoignage bouleversant d'un révérend qui raconte comme des familles entières étaient ainsi décimées. Ce rôle de l'armée japonaise a failli être remis en cause par un sérieux nettoyage des manuels scolaires. Mais les plus grands historiens , appuyés par une opinion publique largement mobilisée , ont vigoureusement protesté contre ce " nettoyage de l'histoire . Les pressions ont été si fortes que le gouvernement japonais a dû renoncer à ce projet. Le Mercredi 26 décembre, le ministère japonais de l"éducation est revenu sur sa décision de modifier le contenu des manuels scolaires d'histoire destinés aux lycéens. Il a donc approubé réintroduction de la mention du rôle de l'armée impériale dans les suicides collectifs de civils pendant la bataille d'Okinawa, au cours des derniers mois de la seconde guerre mondiale. Au lieu de la formulation "des habitants furent forcés de se suicider par l'armée impériale", les ouvrages ne devaient plus mentionner que "certaines personnes ont été conduites au suicide", sans préciser par qui. Le ministère justifiait sa décision par une "absence de preuve que l'armée a ordonné les suicides". Cette modification a suscité la colère des habitants d'Okinawa, où la bataille entre mars et juin 1945 fit près de 200 000 morts, dont un quart de la population locale. Le 29 septembre, une manifestation a rassemblé 110 000 personnes près de la capitale préfectorale Naha, du jamais-vu dans le petit archipel depuis 1972, quand les Etats-Unis ont replacé Okinawa sous souveraineté japonaise. Plusieurs historiens ont critiqué la démarche du gouvernement. Ils ont fait remarquer que la commission du ministère chargée du contenu des manuels réunissait des chercheurs proches de Takashi Ito, professeur à l'université de Tokyo connu pour ses positions révisionnistes. Kenzabuno OE, prix Nobel de littérature , qui a écrit Notes d'Okinawa en 1972, subissait lui aussi un procès car il affirmait dans son ouvrage que l'armée a ordonné des suicides de civils. Il était attaqué par Yutaka Umazawa, un ex-commandant de l'armée impériale qui était affecté à l'île Zamami, à Okinawa, pendant la bataille. On aimerait la même vigilance pour un regard plus honnête sur les anciennes colonies françaises .
par haidjin publié dans : Expositions
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Dimanche 30 mars 2008
Pour tous ceux qui auraient raté ces moments de vraie vie au cinéma, il n'est pas trop tard. Ce film fait fi des codes habituels du cinéma. Il nous touche tout simplement , et on l'aime. D'abord parce qu'il restitue merveilleusement bien les joies , les douleurs , les espoirs de cette communauté ( dont je fais partie) et ce avec beaucoup d'honnêteté et sans complaisance. C'est vrai que c'est à nous de faire le chemin pour déceler , à travers les actes et paroles échangées, la profondeur des sentiments , des émotions, des rancunes aussi parfois , des blocages ou des élans qui bousculent cette cellule familiale. Tout nous est servi sur un plateau . A nous d'apprécier la verve du langage, la profondeur des silences, le poids des traditions, la force d'une solidarité qui se noue et qui résiste aux défaillances ou aux déviances de ceux qui veulent résister au clan. Derriere le visage de ce travailleur, qui parle peu - on lui a appris à se taire - mais qui n'en pense pas moins, combien de couleuvres avalées pour survivre et nourrir les siens ? Ses rapports avec le patron sont nets, concis. Lui sait qu'il travaille depuis l'âge de 16 ans. Son employeur a préféré faire l'économie de quelques années de charges sociales. Il se sait en position de force. Qui pourra prouver le contraire ? Paternaliste jusqu'au bout, il transforme son mensonge en conseil d'ami. Et son ouvrier modèle a appris à courber l'échine. Pourquoi parler d'instrospection ? Auriez vous préféré en voix off une explication de texte avec le personnage qui expliquerait la situation ? Sa façon à lui de répondre, c'est de rester droit et digne, comme on lui a appris , en relevant un défi encore plus grand, avec l'appui des siens. Mais sa fille a bousculé la tradition. Ouvrière elle aussi, elle a appris que rester digne et fière, cela passait aussi par le syndicalisme, pour faire respecer ses droits . Et cette lutte lui a appris à verbaliser . Elle ne laissera plus le silence répondre aux mensonges. Elle est capable de prendre la parole contre le patron, mais aussi contre son frère , si il ne va pas dans le droit chemin. Elle se rendra peut être un peu moins compte, par le dressage musclé de sa fille pour le pot, qu'elle reproduit et véhicule des schémas dont il est très difficile de se débarasser. Kechiche a réussi le tour de force de montrer des personnages très différents, rompant pour une fois avec les portraits hâtifs et stéréotypés des maghrébins dans le cinéma contemporain. Ici, on a le choix entre des silencieux, des bavards au langage savoureux ( comment ne pas penser à Pagnol ?) des femmes soumises et des femmes rebelles,des enfants sages et d'autres turbulents ... Il n'est pas resté à la périphérie de ses personnages. Sans que cela soit énoncé, on peut partager les systèmes de valeur et les désirs de chacun. On montre ici une femme musulmane vivant sa croyance, simplement , au quotidien. Elle pense à l'assiette du pauvre mais ne sera pas inhibée pour tenir tête à son mari et lui imposer son choix de vie. Les petites rivalités féminines sont racontées avec candeur et humour. Kechiche nous fait meme partager les humiliations et les chagrins que les uns et les autres sont contraints de subir. Tout est raconté avec tact et vérité. Si parfois certaines scènes paraissent basculer vers l'hystérie, c'est que les rapports humains sont très exacerbés et les émotions - parfois tues trop longtemps, explosent souvent ainsi. Il y a bien longtemps que je n'avais pas vécu autant de vérité au cinéma. CB Nov 2008
par haidjin publié dans : Passion cinéma
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Dimanche 30 mars 2008
L'heureux lauréat du Prix Printemps 2008 pour le concours de haibun organisé par MARCO POLO magazine est Damien Gabriels. Les autres prix seront remis le 21 mai 2008 au centre TENRI. Prochainement, sur ce site, le haibun du lauréat.
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Dimanche 30 mars 2008
A tout berzingue, les freins lâchés, cheveux au vent, les vélos dévalent a pente de la Porte des lilas jusqu'au canal Saint Martin. Par contre, je vois peu de silhouettes en danseuse à l'assaut de la côte. Rue de Belleville descente de velolibs - remontés en camion Moins buccoliques , les incontournables transports collectifs: Plus personne maintenant ne se lève pour laisser sa place. Le casque sur les oreilles, les yeux dans le vide, chacun pour soi pas de B A BA de la politesse dans le RER Avec l'arrivée de nombreux artistes, Belleville embellit Enfin , la transformation d' espaces résiduels. Des jardins à l'assaut du ciel Couvert de lierre le mur reprend vie - jardin vertical Les artisans disparaissent peu à peu. Les restaurants et les cafés poussent comme des champignons. Enfin, une librairie a surgi au coin de ma rue. On y fait des causeries sur notre environnement. Je me suis rendue hier à une conférence sur l'architecture. Le credo du conférencier me paraîssait quelque peu utopique il veut l'horizon au coeur de la ville Claude Parent Le Shah d'Iran avait fait appel à lui pour construire le pavillon de l'Iran à la Cité U Très belle architecture de métal , très moderne mais plus complexe que le béton à entretenir Pour la cité U architecture de métal - helas elle rouille En mai 68, les étudiants qui habitaient ce lieu , étaient tellement heureux qu'ils ont décidé de s'organiser pour protéger leur pavillon des dégradations Mai 68 son batiment protégé par un cordon sanitaire Néanmoins , le symbole du Shah n'a pas pu s'en sortir indemme. "inauguration la plaque du shah bombée en rouge" Claude Parent a dû lutter longtemps pour imposer son bâtiment "construire c’est d’abord resister à tous les refus - tenir jusqu’au oui" Selon lui, Même les grands noms de l'architecture doivent étre soutenus par un lobbing pour imposer leur architecture " suffit pas d’être une star faut communiquer si on veut construire" La bataille des écoles faisait rage. Quand il était étudiant, les professeurs de son école ne supportaient pas la rivalité avec ce nouvel architecte autodidacte qui faisait tant parler de lui: " dans mon école Interdit d’évoquer Le Corbusier " Claude Parent ne supportait pas l'autorité de l'Ingénieur qui voulait renforcer tous les angles, et celle du pompier qui par mesure de sécurité, exigeait de doubler tout avec un matériau dont le danger est enfin reconnu: " L’amiante –quand je pense Imposée par sécurité par le pompier !" La rénovation était quelque peu problématique et Claude Parent était au début assez ouvert à l'idée de quelques modifications ... jusqu'à un certain point ! "tout, tout tout mais pas de verre surtout sur mon bâtiment !" il revendique très fort les larges espaces vides laissés aux étudiants " la continuité du regard j’imposerais si j’étais urbaniste " Il regrette beaucoup le peu d'estime accordé au vide dans notre culture. " un bon bâtiment repose sur l'articulation des vides " Et selon lui, la seule bonne façon de penser au vide, de le gérer, de lui laisser sa place, passe d'abord par le vide lui même : " Construire dit -il c'est d'abord tout détruire- rien n'est possible sans" Ses conseils aux jeunes architectes se sont terminés tard dans la soirée. Le libraire qui l'avait invité nous a gentiment offert un verre. Pas facile d'avoir une librairie aussi spécialisée dans un quartier populaire " L'urbain plombe mon stock - pour survivre d'autres livres - à rotation rapide " Au coeur de Belleville, la violence du quota: craignant la police chinoise défenestrée une sans papier les sorties d'école se transforment en western: pépé sans papiers à la sortie de l’école gaz lacrymogènes les expulsions se multiplient: Asile politique Amnésie pour un quota un kurde chez les turcs Catherine Belkhodja Urbaniste, architecte DPLG propose ici un haibun urbain expérimental: Haibun urbain expérimental Le début du haibun est un regard sur le quartier de Belleville. Puis, à la suite d' une conférence à la librairie " Le genre urbain" donnée par Claude parent, quelques notes et considérations prises sous la forme de haiku. Les commentaires en prose alternent avec les réponses et les citations de l'auteur" A la suite de la conférence, l'évocation du quartier reprend, avec le contexte politique qui sévit dans le quartier: la chasse à l'étranger. Le haibun se termine brusquement , sur le renvoi d'un kurde , exilé politique en Turquie. Haibun urbain expérimental haibun-interview Belleville. mars 08
par haidjin publié dans : Haibun communauté : Haidjin
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Dimanche 30 mars 2008
A tout berzingue, les freins lâchés, cheveux au vent, les vélos dévalent a pente de la Porte des lilas jusqu'au canal Saint Martin. Par contre, je vois peu de silhouettes en danseuse à l'assaut de la côte. Rue de Belleville descente de velolibs - remontés en camion Plus personne maintenant ne se lève pour laisser sa place. Le casque sur les oreilles, les yeux dans le vide, chacun pour soi pas de B A BA de la politesse dans le RER Avec l'arrivée de nombreux artistes, Belleville embellit Enfin , la transformation d'espaces résiduels. Des jardins à l'assaut du ciel Couvert de lierre le mur reprend vie - jardin vertical Les artisans disparaissent peu à peu. Les restaurants et les cafés poussent comme des champignons. Enfin, une librairie a surgi au coin de ma rue. On y fait des causeries sur notre environnement. Je me suis rendue hier à une conférence sur l'architecture. Le credo du conférencier me paraîssait quelque peu utopique : il veut l'horizon au coeur de la ville Claude Parent Le Shah d'Iran avait fait appel à lui pour construire le pavillon de l'Iran à la Cité U Très belle architecture de métal , très moderne mais plus complexe que le béton à entretenir Pour la cité U architecture de métal - helas elle rouille En mai 68, les étudiants qui habitaient ce lieu , étaient tellement heureux qu'ils ont décidé de s'organiser pour protéger leur pavillon des dégradations Mai 68 son batiment protégé par un cordon sanitaire Néanmoins , le symbole du Shah n'a pas pu s'en sortir indemme. "inauguration la plaque du shah bombée en rouge" Claude Parent a dû lutter longtemps pour imposer son bâtiment "construire c’est d’abord resister à tous les refus - tenir jusqu’au oui" Selon lui, même les grands noms de l'architecture doivent étre soutenus par un lobbing pour imposer leur architecture " suffit pas d’être une star faut communiquer si on veut construire"
La bataille des écoles faisait rage. Quand il était étudiant, les professeurs de son école ne supportaient pas la rivalité avec ce nouvel architecte autodidacte qui faisait tant parler de lui:
" dans mon école Interdit d’évoquer Le Corbusier "
Claude Parent ne supportait pas l'autorité de l'Ingénieur qui voulait renforcer tous les angles, et celle du pompier qui par mesure de sécurité, exigeait de doubler tout avec un matériau dont le danger est enfin reconnu: " 
L’amiante –quand je pense 
Imposée par sécurité 
par le pompier !" 


La rénovation était quelque peu problématique et Claude Parent était au début assez ouvert à l'idée de quelques modifications ... jusqu'à un certain point ! "tout, tout tout mais pas de verre surtout sur mon bâtiment !" il revendique très fort les larges
 espaces vides laissés aux étudiants " la continuité du regard j’imposerais si j’étais urbaniste " Il regrette beaucoup le peu d'estime accordé au vide dans notre culture. " 
 un bon bâtiment repose sur l'articulation des vides " 
Et selon lui, la seule bonne façon de penser au vide, de le gérer, de lui laisser sa place, passe d'abord par le vide lui même :
Ses conseils aux jeunes architectes se sont terminés tard dans la soirée. Le libraire qui l'avait invité nous a gentiment offert un verre. Pas facile d'avoir une librairie aussi spécialisée dans un quartier populaire " L'urbain plombe mon stock - pour survivre d'autres livres - à rotation rapide " Au coeur de Belleville, la violence du quota: craignant la police chinoise défenestrée une sans papier les sorties d'école se transforment en western: pépé sans papiers à la sortie de l’école gaz lacrymogènes les expulsions se multiplient: Asile politique Amnésie pour un quota un kurde chez les turcs Catherine Belkhodja Urbaniste, architecte DPLG propose ici un haibun urbain expérimental: Haibun urbain expérimental Le début du haibun est un regard sur le quartier de Belleville. Puis, à la suite d' une conférence à la librairie " Le genre urbain" donnée par Claude parent, quelques notes et considérations prises sous la forme de haiku. Les commentaires en prose alternent avec les réponses et les citations de l'auteur" A la suite de la conférence, l'évocation du quartier reprend, avec le contexte politique qui sévit dans le quartier: la chasse à l'étranger. Le haibun se termine brusquement , sur le renvoi d'un kurde , exilé politique en Turquie. Haibun urbain expérimental haibun-interview Belleville. mars 08
 " Construire dit -il c'est d'abord
tout détruire- rien
n'est possible sans" 
par haidjin publié dans : Haiku communauté : Haidjin
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Dimanche 30 mars 2008
Dans les contextes des années 1920, les irlandais n'appréciaient pas beaucoup l'occupant anglais. Ken Loach nous montre une rafle dans un petit village, où des soldats britanniques font un contrôle d'identité. On se dit que sans doute, ils sont en repérage pour recruter leurs soldats Au moment même où on tremble pour notre héros qui se destine à être médecin à Londres, un paysan fanfaron refuse de décliner son identité en anglais et ... est exécuté sur le champ. Evidemment, on ne se hasardera pas à faire un parallèle douteux avec la situation des bretons autrefois. Jakez Helias l'aura fait bien mieux que nous dans ses romans. On se souvient quand même qu'il était interdit de parler breton à l'école ... Mais revenons à nos moutons irlandais, qui justement, ne veulent plus faire les moutons. Le vent de la révolte gronde, avec ce dernier assassinat et ces perpétuelles humiliations infligées au peuple d'Irlande. Et peu à peu, les jeunes du village se regroupent pour combattre les anglais et obtenir une Irlande indépendante. Les anglais tentent détouffer la révolte dans l'oeuf: aux grands maux, les grands remèdes et quoiqu' on ne les imagine pas toujours sous cet angle là, ils n'ont pas non plus dédaigné la torture, pour museler la population. A ceux qui pourraient reprochger à Ken Loach de trop " charger " les anglais, on ne doit pas oublier que sous cette apparence de flegme légendaire, les anglais étaient à la tête d'un vaste empire colonial. Je doute que cela se soit passé en proposant des cups of thé ! Incroyable quand même la capacité de nos contemporains à oublier l'histoire ... Tant que la population irlandaise n'a rien à perdre, l'unité est là et la rebellion se répand. Un des moments les plus émouivants du film a lieu quand un conducteur de train syndicaliste affronte l'armée anglaise en refusant de les transporter. Il y a dû en avoir des tonnes d' actes de bravoure comme cela. Tout se corse quand , après beaucoup de représailles et de sacrifices, l'Irlande obtient de négocier son indépendance avec l'Angleterre. Là, L'Irlande se divise et cela devient le carnage ... Toute la subtilité de Ken Loach consiste à évoquer avec beaucoup de talent cette rupture historique entre les partisans du '" tout ou rien" et ceux qui sont prêts à faire des concessions pour vivre enfin, tout simplement... Plutôt que de grands discours, il préfère nous plonger au milieu d'une famille déchirée par cette faille irrémédiable qui sépare les irlandais en deux. Avec beaucoup d'intelligence, Ken Loach ne prend pas directement parti mais tente de nous présenter objectivement les deux points de vue. Quand L'histoire vient séparer deux frères, on n'est pas loin de la tragédie grecque. L'amour ou le devoir ? Pour quelle Irlande se bat-on et pourquoi tous ces sacrifices ? On ne doute pas une seconde de la sincérité du frère qui accepte le pacte avec les anglais et qui se sent obligé de le faire respecter. Mais on comprend aussi ceux qui veulent continuer à lutter pour leur utopie. Même si on parle de l'Irlande, ce beau film renvoie à l'Universel. Il pose la question de l'engagement pur et dur, celui du respect de la vie avant tout, la question de la position de l'Eglise face au politique la question des cultures minoritaires , de l'amour fraternel ou des compagnons de lutte ... Bref, on n'a pas fini de débattre en sortant.... C'est un des plus grands mérites de ce cinéaste: il nous force à réfléchir et aiguiser nos points de vue ... En cadeau, les somptueux paysages d'Irlande, ses chants, ses danses ces gars têtus qu'on ne peut formater, et ces filles au tempérament de feu... J'ai appris depuis , lors d'une émission de radio, que les soldats anglais avaient reçu l'ordre de tirer sur la foule lors du bloody sunday, alors même qu'ils etaient parfaitement au courant que les irlandais déflilaient pacifiquement, sans arme. Tant qu'il s'agissait de conquerir des droits égaux , les irlandais étaient unis. Plus tard, les anglais ont utilisé la division pour casser le mouvement irlandais. Et c'est justement en voulant ecraser cette révolte, qu'ils ont perdu toute leur crédibilité. Bien sûr on imagine bien vers quel camps vont ses préférences, mais cela n'est pas didactique et il nous laisse penser par nous même , ce qui est très agréable en opposition à certains films dits engagés qui nous bastonnent avec des slogans et des vérités imposées. De plus, pas si facile de faire ce type de choix en plein feu de l'action On comprend que les femmes soient souvent plus enclines à préférer la négociation pour protéger la vie... Le film montre très finement que s'il s'agit de modifier uniquement la couleur du drapeau la famine et le chomage continueront à sévir ... CB aout 06
par haidjin publié dans : Passion cinéma
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Dimanche 30 mars 2008
LA RAISON DU PLUS FAIBLE : 1h56 de Lucas Belvaux 20 juillet 06 LE decor est planté dans une ville du nord: L'usine , monstrueuse, en est la figure centrale. C'est la pieuvre qui contient toute la mémoire de la ville qui s'est bâtie autour. C'est là que se sont faits et défaits les liens d'amitié ou d'amour des habitants d'ici. C'est la aussi que se perpetue la legende: Ici, c'est l'aristocratie des ouvriers ... Justement , parlons en des ouvriers: Il y a celui qui y a laissé ses jambes, car les codes de securité n'étaient pas respectés. Il y a celui qui a perdu sa femme, parce que les horaires de nuit ont creusé le fossé. Il y a celui qui y a perdu sa réputation , car il ne supportait plus son salaire de misere et voulait mener la grande vie. Les gamins de l'école viennent avec l'ecole visiter l'usine pour entretenir la fierté des ancêtres ouvriers. Des fois qu'ils aient des délires de grandeur... Justement, Patrick , lui, a essayé d'échapper à son destin tout tracé d'ouvrier. Il a suivi des cours , le soir, en plus de son travail, pour décrocher un diplôme et offrir une situation aisée à sa famille. Hélas, pas un seul poste en vue et le chomage en prime à l'issue de ses longues études. Un sacrifice pour rien: C'est sa femme , ouvrière elle aussi, qui assure la survie de la famille. Patrick, pour compenser, s'occupe du jardin et de l'éducation de leur fils, en attendant mieux. Lentement, la honte s'insinue, surtout quand son beau père multiplie les reproches en le traitant de bon à rien. Quand la mobylette tombe en panne, cela provoque un drame familial. Patrick ne supporte pas que le problème soit résolu par le beau père, qui en offrant une mobylette, cherche à l'humilier davantage. Sa femme veut accepter ce cadeau qui lui ferait gagner une heure de sommeil precieuse avant de partir à l'usine. Désoeuvré, il rejoint ses copains d'infortune au bistrot. Tous se sentent concernés par cette famille en péril. Tous veulent trouver une solution pour remplacer la mobylette. alors que monte la colère contre cette usine qui les mine un par un, ils songent à rompre avec leur honneteté légendaire qui a pourri leur vie. Brusquement, ils songent à faire un hold up pour piquer l'argent des taules d'acier qui transitent par l'usine. Cela fait une bien belle somme. Bien plus que ce qu'ils ont pu gagner dans toute leur vie. Bizarrement, c'est le seul délinquant de la bande qui essaie de les dissuader. Après avoir réfléchi sur la logistique, celui ci les incite à renoncer. Mais c'est trop tard: ils ont déjà investi dans les moustaches , les cagoules et les perruques et se font une joie de les utiliser. Pour la premiere fois, ils ont l'impression de jouer dans un film. Coup d'oeil au miroir: ne sont ils pas seduisants en braqueurs ? Très vite pourtant, leur aventure de gamins va virer au cauchemar. Les balles sont des vraies balles et on ne fait plus semblant... Lucas Belvaux a choisi une nouvelle fois le polar pour exprimer avec beaucoup de sensibilité les rapports d'amour et d'amitie: Le hold up de copains n'est qu'un prétexte pour montrer l'intimité des familles ouvrières. on assiste aux joies et aux tracas du quotidien. Les chansons de la lutte ouvrière, les cours aux enfants pour qu'ils soient fiers de leurs grand-pères et perpétuent la coutume d'être ouvrier de père en fils, la solidarité indéfectible, les jalousies ou les trahisons, le bonheur du petit lopin de terre des jardins ouvriers, les grands ensembles en béton, les difficultés de transport, le manque de perspectives, la convivialité ... Tout est décrit avec délicatesse et sensibilité. On ressend beaucoup d'amour et de compassion pour tous les personnages. Rarement un polar a pris autant le temps de s'attacher à ses protagonistes. Ces faux héros ne basculent jamais dans le ridicule. Jusqu'à la fin, honneur et dignité sont de la partie. Ces figures attachantent continuent à résonner en nous, bien après l'écran noir. Dans cet été parisien pauvre en films européens, c'est l'occasion de découvrir un film attachant avec un panaché de suspens, de sourires non avilissants , et de tendresse. L'histoire: Pour pouvoir offrir une mobylette à la femme de leur copain Patrick, trois hommes vont prendre les armes pour aller chercher l'argent là où il est. Rêvant que quelque chose est encore possible pour sortir de la détresse, ils vont tenter un très gros hold-up... Le casting: Eric Caravaca Natacha Regnier Patrick Descamps Claude Semal Elie Belvaux Gilbert Melki Theo Hebrans Philippe Anciaux Renaud Rutten Luc Thomas Christian Crahay Raymonde Dullers Daniela Bisconti Andree Cambier Giovanni Russo Felix Valentino Luc Lejeune Lucas Belvaux s'est fait beaucoup remarquer comme réalisateur avec sa trilogie: - Un couple epatant - Après la vie - Cavale Il a également réalisé - Pour rire ! - Parfois trop d'amour Il poursuit néanmoins sa carrière d'acteur: Joyeux Noel Après la vie Un couple épatant Madame Bovary Poulet au vinaigre Allons z'enfants
par haidjin publié dans : Passion cinéma
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