L'heureux lauréat du Prix Printemps 2008 pour le concours de haibun organisé par MARCO POLO magazine est Damien Gabriels. Les autres prix seront remis le 21 mai 2008 au centre TENRI. Prochainement,
sur ce site, le haibun du lauréat.
par haidjin
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A tout berzingue, les freins lâchés, cheveux au vent, les vélos dévalent a pente de la Porte des lilas jusqu'au canal Saint Martin. Par contre, je vois peu de silhouettes en danseuse à l'assaut de
la côte. Rue de Belleville descente de velolibs - remontés en camion Moins buccoliques , les incontournables transports collectifs: Plus personne maintenant ne se lève pour laisser sa place. Le
casque sur les oreilles, les yeux dans le vide, chacun pour soi pas de B A BA de la politesse dans le RER Avec l'arrivée de nombreux artistes, Belleville embellit Enfin , la transformation d'
espaces résiduels. Des jardins à l'assaut du ciel Couvert de lierre le mur reprend vie - jardin vertical Les artisans disparaissent peu à peu. Les restaurants et les cafés poussent comme des
champignons. Enfin, une librairie a surgi au coin de ma rue. On y fait des causeries sur notre environnement. Je me suis rendue hier à une conférence sur l'architecture. Le credo du conférencier me
paraîssait quelque peu utopique il veut l'horizon au coeur de la ville Claude Parent Le Shah d'Iran avait fait appel à lui pour construire le pavillon de l'Iran à la Cité U Très belle architecture
de métal , très moderne mais plus complexe que le béton à entretenir Pour la cité U architecture de métal - helas elle rouille En mai 68, les étudiants qui habitaient ce lieu , étaient tellement
heureux qu'ils ont décidé de s'organiser pour protéger leur pavillon des dégradations Mai 68 son batiment protégé par un cordon sanitaire Néanmoins , le symbole du Shah n'a pas pu s'en sortir
indemme. "inauguration la plaque du shah bombée en rouge" Claude Parent a dû lutter longtemps pour imposer son bâtiment "construire c’est d’abord resister à tous les refus - tenir jusqu’au oui"
Selon lui, Même les grands noms de l'architecture doivent étre soutenus par un lobbing pour imposer leur architecture " suffit pas d’être une star faut communiquer si on veut construire" La
bataille des écoles faisait rage. Quand il était étudiant, les professeurs de son école ne supportaient pas la rivalité avec ce nouvel architecte autodidacte qui faisait tant parler de lui: " dans
mon école Interdit d’évoquer Le Corbusier " Claude Parent ne supportait pas l'autorité de l'Ingénieur qui voulait renforcer tous les angles, et celle du pompier qui par mesure de sécurité, exigeait
de doubler tout avec un matériau dont le danger est enfin reconnu: " L’amiante –quand je pense Imposée par sécurité par le pompier !" La rénovation était quelque peu problématique et Claude Parent
était au début assez ouvert à l'idée de quelques modifications ... jusqu'à un certain point ! "tout, tout tout mais pas de verre surtout sur mon bâtiment !" il revendique très fort les larges
espaces vides laissés aux étudiants " la continuité du regard j’imposerais si j’étais urbaniste " Il regrette beaucoup le peu d'estime accordé au vide dans notre culture. " un bon bâtiment repose
sur l'articulation des vides " Et selon lui, la seule bonne façon de penser au vide, de le gérer, de lui laisser sa place, passe d'abord par le vide lui même : " Construire dit -il c'est d'abord
tout détruire- rien n'est possible sans" Ses conseils aux jeunes architectes se sont terminés tard dans la soirée. Le libraire qui l'avait invité nous a gentiment offert un verre. Pas facile
d'avoir une librairie aussi spécialisée dans un quartier populaire " L'urbain plombe mon stock - pour survivre d'autres livres - à rotation rapide " Au coeur de Belleville, la violence du quota:
craignant la police chinoise défenestrée une sans papier les sorties d'école se transforment en western: pépé sans papiers à la sortie de l’école gaz lacrymogènes les expulsions se multiplient:
Asile politique Amnésie pour un quota un kurde chez les turcs Catherine Belkhodja Urbaniste, architecte DPLG propose ici un haibun urbain expérimental: Haibun urbain expérimental Le début du haibun
est un regard sur le quartier de Belleville. Puis, à la suite d' une conférence à la librairie " Le genre urbain" donnée par Claude parent, quelques notes et considérations prises sous la forme de
haiku. Les commentaires en prose alternent avec les réponses et les citations de l'auteur" A la suite de la conférence, l'évocation du quartier reprend, avec le contexte politique qui sévit dans le
quartier: la chasse à l'étranger. Le haibun se termine brusquement , sur le renvoi d'un kurde , exilé politique en Turquie. Haibun urbain expérimental haibun-interview Belleville. mars 08
par haidjin
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le prix Romea d'Ameor du Concours de Haibun Je-Haiku organisé par MARCO POLO magazine a été remis le le 22 mars à Paris au cours d'une soirée Haiku à LINE MICHAUD Les autres prix seront remis le 21
mai au Centre TENRI
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La ville en émoi pour le chien de Shinjuku - un premier avril Arrivée à Tokyo : Je retrouve la vie trépidante de Tokyo. Voici une belle du quartier de Shinjuku qui pose pour un magazine de mode. On
reprend l'idée du kimono mais le costume est detourné , et on rajoute des pièces de tissus pour casser volontairement l'harmonie du vêtement ;histoire de le rajeunir. La coiffeuse poursuit le
travail en décoiffant le mannequin et en dégageant des mèches pour rendre la silhouette plus rock ! Au Japon, les jeunes sont passionnes par la mode et n'hésitent pas à inventer des looks insensés
. Ce soir là, le bruit courait que le chien de Shinjuku avait disparu. Il s'agit d' une lourde statue en fonte qui sert de lieu de rendez vous pour se retrouver entre amis avant d'aller explorer la
nuit dans ce quartier si animé. LIBÉRATION s'était précipite sur le scoop sans prendre la peine de vérifier. En fait, c'était un canular du premier avril, paru dans un journal japonais , qui datait
déjà d'une semaine ! Un havre de paix au milieu de la ville dans les jardins du Palais impérial, les branches écrivent de mystérieux messages sur fond de ciel Ces calligraphies végétales se
reflètent aussi dans l'eau Jardin impérial calligraphies végétales dans le ciel et l'eau ces arbres près du lac m'enchantent et encore plus leur reflet Vision très partielle du reflet de l'arbre
surgissant du ciel Plus sombre l'ombre de l'arbre vert pomme dans l'eau noire Reflets bleu azur Branches torturées- pétales de pastel - la vase Bientôt la fête des mères Par une étrange association
d'idees, je pense à mes filles. Ici au Japon, on fête la fête des filles ( HINA MATSURI ) le 3 mars. Partout au Japon on dresse une petite estrade tapissée de rouge avec plusieurs marches sur
lesquelles on installe de petites poupées et des objets de la vie courante. L'installation peut se faire jusqu'à un mois à l'avance mais on doit ensuite défaire l'installation très vite . Après le
3 mars, car si on tarde trop, la superstition dit qu'ensuite, la jeune fille de la maison aura des difficultés à se marier ! Hina Matsuri sur l'escalier rouge - l'Empire qu'on doit respecter Après
le 3 mars vit' enlever les poupées pour trouver l'époux Les parents prient pour le bonheur et la santé de leur(s) fille (s) . Les petites filles ont beaucoup de poupées mais ces poupées sont très
parées et très apprêtées. En général, elles sont plutôt conçues pour être mises en vitrines et admirées sans y toucher pour ne pas les abîmer. On les sort donc assez rarement de leur cage de verre.
La femme japonaise doit rester une image d’élégance et de raffinement. Bientôt la fête des mères Les petites filles japonaises sont entraînées depuis leur plus jeune âge à respecter les codes
sociaux et à se fondre dans le groupe. Les costumes des écolières restent d'usage : jupe et veste bleus marines et les célèbres chaussettes blanches et ce, des le plus jeune âge : Par la suite, les
jeunes femmes aiment beaucoup s'habiller à l'occidentale Toutes les grandes marques internationales sont représentées et font un énorme chiffre d'affaires à Tokyo. Mais, surtout dans le Kansai, les
femmes aiment aussi sortir en tenue traditionnelle. Et a Kyoto, il n'est pas rare de croiser des élégantes en kimono. Ces élégantes sont même devenues le symbole d'une célèbre marque de pâtisserie
qui vend des spécialités qu'on ne peut trouver qu'a Tokyo : ce sont de délicieuses petites crêpes de riz coupées en triangle et qui sont garnies de pâte de haricot noir sucré : Délicieuses pour
accompagner un thé au matcha . Selon la couleur de la boîte, la garniture est différente. Maintenant on en trouve au thé vert, au matcha, à la fraise, et même au chocolat. Quand on commence à en
goûter, on ne peut plus s'arrêter ! Vous pouvez retrouver ce haibun illustré avec mes photos du Japn sur le site de César et son bazar
par haidjin
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