Dimanche 27 avril 2008
La cloture de l'European Spiritual film a eut lieu samedi 26 avril au Divan du mondeil vous est encore possible de visionner ces films pendant quelques jours sur sur le site http://www.festival-esff.com/  GRAND PRIX DU MEILLEUR FILM SPIRITUEL (1 000 Euros) remis par Maître Gyétrul Jigmé Rimpotché et Marc-Olivier Louveau  Der lachende Hund réalisé par Shohreh Jandaghian ( Germany : 8'40'') un film au tracé délicat mêlant tournage et dessin d'animation sur le thème de la guerre  PRIX DU MEILLEUR FILM SPIRITUEL EUROPEEN (500 Euros) remis par Karin Burggraf et André Fawagi L'homme entre science et religion de Caroline Puig-Grenetier ( France 56'30'') de longs interviews de scientifiques croyants qui font la distinction entre croire et justifier le manque de connaissances par l'existence de Dieu  PRIX DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE SPIRITUEL (500 Euros) remis par Lee Choong Jik et Pascal Cuissot  Beyound fear de Michael Perlmann ( United States 56' 30'') deux témoignages bouleversants de tibétains emprisonnés.  PRIX DU MEILLEUR FILM SPIRITUEL D’ ANIMATION (500 Euros)  remis par Philippe Maynial et Chau Belle Dinh Das Floss de Jan Thûring ( Germany 9' 51'') une esthetique forte et grinçante sur l'histoire d'un radeau de la Méduse ...  PRIX DU PUBLIC (500 Euros) remis par Catherine Belkhodja The Miracle de Jeffrey Jon Smith ( United States 29') Ah si Lourdes pouvait produire des miracles !
par haidjin publié dans : Passion cinéma communauté : Vos critiques de cinéma
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Mardi 22 avril 2008
La soirée de cloture de l'European spiritual film aura lieu le Samedi 26 avril à partir de 18H 
 Nous vous attendons à la Soirée de Clôture de l’European Spiritual Film Festival pour la remise des prix par des personnalités du cinéma et de la spiriutalité et la projection des films primés, au «Divan du Monde», le 26 Avril 2008 à partir de 18H00.
 Parmi les membres du jury nous aurons l'honneur de recevoir : 
Philippe Maynial Président du Grand Prix du Meilleur Scénariste (Fr), 
Stephen Simon Réalisateur/Producteur/Distributeur (USA), 
Catherine Belkhodja Actrice/Productrice/Ecrivain (Fr), 
Lee Choong Jik Producteur et Professeur à la Dean ofGraduate School of Advanced Imaging Science,
 
Multimedia & Film, 

 
Chung-Ang University (Corée) Emmanuel Risacher disciple de Maître Taisen Deshimaru, Master Gyétrul Jigmé Rinpotché responsable du monastère Thupten Mindrolling en Inde, 

 
Jacques Gaillot Évèque de Partenia, 

 
Karin Burggraf Pasteur de l’Eglise Réformée de France. 


 
Ils dévoileront les Prix attribués pour chaque catégorie : 

 
BEST SPIRITUAL FILM 

 
BEST EUROPEAN SPIRITUAL FILM 

 
BEST SPIRITUAL ANIMATION FILM 

 
BEST SPIRITUAL DOCUMENTARY 


 
Nous recevrons également les réalisateurs venus chercher leur prix des quatres coins du monde. 

 
A cette occasion, le fameux musicien/compositeur Steve Shehan. se produira sur scène pour ouvrir la soirée. 


 
Pour plus d'infos, le site du festival : www.festival-esff.com 


 

Réservez dès maintenant sur 

  : digitick.com fnac.com 
Pour plus d'infos, le site du festival : www.festival-esff.com
par haidjin publié dans : Passion cinéma communauté : Vos critiques de cinéma
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Dimanche 30 mars 2008
Pour tous ceux qui auraient raté ces moments de vraie vie au cinéma, il n'est pas trop tard. Ce film fait fi des codes habituels du cinéma. Il nous touche tout simplement , et on l'aime. D'abord parce qu'il restitue merveilleusement bien les joies , les douleurs , les espoirs de cette communauté ( dont je fais partie) et ce avec beaucoup d'honnêteté et sans complaisance. C'est vrai que c'est à nous de faire le chemin pour déceler , à travers les actes et paroles échangées, la profondeur des sentiments , des émotions, des rancunes aussi parfois , des blocages ou des élans qui bousculent cette cellule familiale. Tout nous est servi sur un plateau . A nous d'apprécier la verve du langage, la profondeur des silences, le poids des traditions, la force d'une solidarité qui se noue et qui résiste aux défaillances ou aux déviances de ceux qui veulent résister au clan. Derriere le visage de ce travailleur, qui parle peu - on lui a appris à se taire - mais qui n'en pense pas moins, combien de couleuvres avalées pour survivre et nourrir les siens ? Ses rapports avec le patron sont nets, concis. Lui sait qu'il travaille depuis l'âge de 16 ans. Son employeur a préféré faire l'économie de quelques années de charges sociales. Il se sait en position de force. Qui pourra prouver le contraire ? Paternaliste jusqu'au bout, il transforme son mensonge en conseil d'ami. Et son ouvrier modèle a appris à courber l'échine. Pourquoi parler d'instrospection ? Auriez vous préféré en voix off une explication de texte avec le personnage qui expliquerait la situation ? Sa façon à lui de répondre, c'est de rester droit et digne, comme on lui a appris , en relevant un défi encore plus grand, avec l'appui des siens. Mais sa fille a bousculé la tradition. Ouvrière elle aussi, elle a appris que rester digne et fière, cela passait aussi par le syndicalisme, pour faire respecer ses droits . Et cette lutte lui a appris à verbaliser . Elle ne laissera plus le silence répondre aux mensonges. Elle est capable de prendre la parole contre le patron, mais aussi contre son frère , si il ne va pas dans le droit chemin. Elle se rendra peut être un peu moins compte, par le dressage musclé de sa fille pour le pot, qu'elle reproduit et véhicule des schémas dont il est très difficile de se débarasser. Kechiche a réussi le tour de force de montrer des personnages très différents, rompant pour une fois avec les portraits hâtifs et stéréotypés des maghrébins dans le cinéma contemporain. Ici, on a le choix entre des silencieux, des bavards au langage savoureux ( comment ne pas penser à Pagnol ?) des femmes soumises et des femmes rebelles,des enfants sages et d'autres turbulents ... Il n'est pas resté à la périphérie de ses personnages. Sans que cela soit énoncé, on peut partager les systèmes de valeur et les désirs de chacun. On montre ici une femme musulmane vivant sa croyance, simplement , au quotidien. Elle pense à l'assiette du pauvre mais ne sera pas inhibée pour tenir tête à son mari et lui imposer son choix de vie. Les petites rivalités féminines sont racontées avec candeur et humour. Kechiche nous fait meme partager les humiliations et les chagrins que les uns et les autres sont contraints de subir. Tout est raconté avec tact et vérité. Si parfois certaines scènes paraissent basculer vers l'hystérie, c'est que les rapports humains sont très exacerbés et les émotions - parfois tues trop longtemps, explosent souvent ainsi. Il y a bien longtemps que je n'avais pas vécu autant de vérité au cinéma. CB Nov 2008
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Dimanche 30 mars 2008
Dans les contextes des années 1920, les irlandais n'appréciaient pas beaucoup l'occupant anglais. Ken Loach nous montre une rafle dans un petit village, où des soldats britanniques font un contrôle d'identité. On se dit que sans doute, ils sont en repérage pour recruter leurs soldats Au moment même où on tremble pour notre héros qui se destine à être médecin à Londres, un paysan fanfaron refuse de décliner son identité en anglais et ... est exécuté sur le champ. Evidemment, on ne se hasardera pas à faire un parallèle douteux avec la situation des bretons autrefois. Jakez Helias l'aura fait bien mieux que nous dans ses romans. On se souvient quand même qu'il était interdit de parler breton à l'école ... Mais revenons à nos moutons irlandais, qui justement, ne veulent plus faire les moutons. Le vent de la révolte gronde, avec ce dernier assassinat et ces perpétuelles humiliations infligées au peuple d'Irlande. Et peu à peu, les jeunes du village se regroupent pour combattre les anglais et obtenir une Irlande indépendante. Les anglais tentent détouffer la révolte dans l'oeuf: aux grands maux, les grands remèdes et quoiqu' on ne les imagine pas toujours sous cet angle là, ils n'ont pas non plus dédaigné la torture, pour museler la population. A ceux qui pourraient reprochger à Ken Loach de trop " charger " les anglais, on ne doit pas oublier que sous cette apparence de flegme légendaire, les anglais étaient à la tête d'un vaste empire colonial. Je doute que cela se soit passé en proposant des cups of thé ! Incroyable quand même la capacité de nos contemporains à oublier l'histoire ... Tant que la population irlandaise n'a rien à perdre, l'unité est là et la rebellion se répand. Un des moments les plus émouivants du film a lieu quand un conducteur de train syndicaliste affronte l'armée anglaise en refusant de les transporter. Il y a dû en avoir des tonnes d' actes de bravoure comme cela. Tout se corse quand , après beaucoup de représailles et de sacrifices, l'Irlande obtient de négocier son indépendance avec l'Angleterre. Là, L'Irlande se divise et cela devient le carnage ... Toute la subtilité de Ken Loach consiste à évoquer avec beaucoup de talent cette rupture historique entre les partisans du '" tout ou rien" et ceux qui sont prêts à faire des concessions pour vivre enfin, tout simplement... Plutôt que de grands discours, il préfère nous plonger au milieu d'une famille déchirée par cette faille irrémédiable qui sépare les irlandais en deux. Avec beaucoup d'intelligence, Ken Loach ne prend pas directement parti mais tente de nous présenter objectivement les deux points de vue. Quand L'histoire vient séparer deux frères, on n'est pas loin de la tragédie grecque. L'amour ou le devoir ? Pour quelle Irlande se bat-on et pourquoi tous ces sacrifices ? On ne doute pas une seconde de la sincérité du frère qui accepte le pacte avec les anglais et qui se sent obligé de le faire respecter. Mais on comprend aussi ceux qui veulent continuer à lutter pour leur utopie. Même si on parle de l'Irlande, ce beau film renvoie à l'Universel. Il pose la question de l'engagement pur et dur, celui du respect de la vie avant tout, la question de la position de l'Eglise face au politique la question des cultures minoritaires , de l'amour fraternel ou des compagnons de lutte ... Bref, on n'a pas fini de débattre en sortant.... C'est un des plus grands mérites de ce cinéaste: il nous force à réfléchir et aiguiser nos points de vue ... En cadeau, les somptueux paysages d'Irlande, ses chants, ses danses ces gars têtus qu'on ne peut formater, et ces filles au tempérament de feu... J'ai appris depuis , lors d'une émission de radio, que les soldats anglais avaient reçu l'ordre de tirer sur la foule lors du bloody sunday, alors même qu'ils etaient parfaitement au courant que les irlandais déflilaient pacifiquement, sans arme. Tant qu'il s'agissait de conquerir des droits égaux , les irlandais étaient unis. Plus tard, les anglais ont utilisé la division pour casser le mouvement irlandais. Et c'est justement en voulant ecraser cette révolte, qu'ils ont perdu toute leur crédibilité. Bien sûr on imagine bien vers quel camps vont ses préférences, mais cela n'est pas didactique et il nous laisse penser par nous même , ce qui est très agréable en opposition à certains films dits engagés qui nous bastonnent avec des slogans et des vérités imposées. De plus, pas si facile de faire ce type de choix en plein feu de l'action On comprend que les femmes soient souvent plus enclines à préférer la négociation pour protéger la vie... Le film montre très finement que s'il s'agit de modifier uniquement la couleur du drapeau la famine et le chomage continueront à sévir ... CB aout 06
par haidjin publié dans : Passion cinéma
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Dimanche 30 mars 2008
LA RAISON DU PLUS FAIBLE : 1h56 de Lucas Belvaux 20 juillet 06 LE decor est planté dans une ville du nord: L'usine , monstrueuse, en est la figure centrale. C'est la pieuvre qui contient toute la mémoire de la ville qui s'est bâtie autour. C'est là que se sont faits et défaits les liens d'amitié ou d'amour des habitants d'ici. C'est la aussi que se perpetue la legende: Ici, c'est l'aristocratie des ouvriers ... Justement , parlons en des ouvriers: Il y a celui qui y a laissé ses jambes, car les codes de securité n'étaient pas respectés. Il y a celui qui a perdu sa femme, parce que les horaires de nuit ont creusé le fossé. Il y a celui qui y a perdu sa réputation , car il ne supportait plus son salaire de misere et voulait mener la grande vie. Les gamins de l'école viennent avec l'ecole visiter l'usine pour entretenir la fierté des ancêtres ouvriers. Des fois qu'ils aient des délires de grandeur... Justement, Patrick , lui, a essayé d'échapper à son destin tout tracé d'ouvrier. Il a suivi des cours , le soir, en plus de son travail, pour décrocher un diplôme et offrir une situation aisée à sa famille. Hélas, pas un seul poste en vue et le chomage en prime à l'issue de ses longues études. Un sacrifice pour rien: C'est sa femme , ouvrière elle aussi, qui assure la survie de la famille. Patrick, pour compenser, s'occupe du jardin et de l'éducation de leur fils, en attendant mieux. Lentement, la honte s'insinue, surtout quand son beau père multiplie les reproches en le traitant de bon à rien. Quand la mobylette tombe en panne, cela provoque un drame familial. Patrick ne supporte pas que le problème soit résolu par le beau père, qui en offrant une mobylette, cherche à l'humilier davantage. Sa femme veut accepter ce cadeau qui lui ferait gagner une heure de sommeil precieuse avant de partir à l'usine. Désoeuvré, il rejoint ses copains d'infortune au bistrot. Tous se sentent concernés par cette famille en péril. Tous veulent trouver une solution pour remplacer la mobylette. alors que monte la colère contre cette usine qui les mine un par un, ils songent à rompre avec leur honneteté légendaire qui a pourri leur vie. Brusquement, ils songent à faire un hold up pour piquer l'argent des taules d'acier qui transitent par l'usine. Cela fait une bien belle somme. Bien plus que ce qu'ils ont pu gagner dans toute leur vie. Bizarrement, c'est le seul délinquant de la bande qui essaie de les dissuader. Après avoir réfléchi sur la logistique, celui ci les incite à renoncer. Mais c'est trop tard: ils ont déjà investi dans les moustaches , les cagoules et les perruques et se font une joie de les utiliser. Pour la premiere fois, ils ont l'impression de jouer dans un film. Coup d'oeil au miroir: ne sont ils pas seduisants en braqueurs ? Très vite pourtant, leur aventure de gamins va virer au cauchemar. Les balles sont des vraies balles et on ne fait plus semblant... Lucas Belvaux a choisi une nouvelle fois le polar pour exprimer avec beaucoup de sensibilité les rapports d'amour et d'amitie: Le hold up de copains n'est qu'un prétexte pour montrer l'intimité des familles ouvrières. on assiste aux joies et aux tracas du quotidien. Les chansons de la lutte ouvrière, les cours aux enfants pour qu'ils soient fiers de leurs grand-pères et perpétuent la coutume d'être ouvrier de père en fils, la solidarité indéfectible, les jalousies ou les trahisons, le bonheur du petit lopin de terre des jardins ouvriers, les grands ensembles en béton, les difficultés de transport, le manque de perspectives, la convivialité ... Tout est décrit avec délicatesse et sensibilité. On ressend beaucoup d'amour et de compassion pour tous les personnages. Rarement un polar a pris autant le temps de s'attacher à ses protagonistes. Ces faux héros ne basculent jamais dans le ridicule. Jusqu'à la fin, honneur et dignité sont de la partie. Ces figures attachantent continuent à résonner en nous, bien après l'écran noir. Dans cet été parisien pauvre en films européens, c'est l'occasion de découvrir un film attachant avec un panaché de suspens, de sourires non avilissants , et de tendresse. L'histoire: Pour pouvoir offrir une mobylette à la femme de leur copain Patrick, trois hommes vont prendre les armes pour aller chercher l'argent là où il est. Rêvant que quelque chose est encore possible pour sortir de la détresse, ils vont tenter un très gros hold-up... Le casting: Eric Caravaca Natacha Regnier Patrick Descamps Claude Semal Elie Belvaux Gilbert Melki Theo Hebrans Philippe Anciaux Renaud Rutten Luc Thomas Christian Crahay Raymonde Dullers Daniela Bisconti Andree Cambier Giovanni Russo Felix Valentino Luc Lejeune Lucas Belvaux s'est fait beaucoup remarquer comme réalisateur avec sa trilogie: - Un couple epatant - Après la vie - Cavale Il a également réalisé - Pour rire ! - Parfois trop d'amour Il poursuit néanmoins sa carrière d'acteur: Joyeux Noel Après la vie Un couple épatant Madame Bovary Poulet au vinaigre Allons z'enfants
par haidjin publié dans : Passion cinéma
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